14 août 2021
À propos de la liturgie
12 août 2021
À propos de la Bible
La liberté
La révélation de Dieu comme libérateur
Une loi pour rester libre
La liberté des enfants de Dieu
05 août 2021
À propos de la liturgie
17 juin 2021
À propos de la liturgie
Temps Ordinaire
Depuis un mois
environ, la liturgie chrétienne dominicale célèbre « le Temps
Ordinaire » : trente-quatre dimanches dont les premiers occupent les
semaines séparant le temps de Noël et celui du Carême, tandis qu’au long de
l’été et de l’automne, la succession des autres jette un pont entre le Temps
Pascal et le Temps de l’Avent. La liturgie unit dans un même mouvement le
passé, le présent et l’avenir.
Après avoir fait
mémoire du passé – l’incarnation de Dieu dans notre monde, la naissance et la
vie de Jésus de Nazareth, sa souffrance et sa mort –, elle célèbre sa
résurrection, son retour vers son Père et le don de son Esprit à ses disciples,
déployé tout au long de l’histoire humaine. Paradoxalement, sa
« mémoire » actualise le passé dans le présent, avant d’anticiper
l’avenir.
Le Temps Ordinaire
célèbre ce présent. Entre Pâques et le retour du Seigneur au terme de
l’histoire, il accompagne et oriente nos vies de croyants à la lumière de
l’Esprit Saint, pour les acheminer vers la rencontre finale du Christ Roi dans
la gloire « sous la conduite de l’Evangile », comme l’écrit Saint
Benoît. La liturgie unifie nos existences ; elle les guide et leur imprime
un sens.
À travers la lecture
continue des Évangiles, tout au long des trois années du cycle dominical, elle
nous mène à la suite du Christ, semaine après semaine ; elle nous invite,
par l’Ancien Testament, à scruter le temps qui a préparé sa venue, tandis qu’à
l’école des Apôtres, nous apprenons comment approfondir chaque jour la
communion qui nous lie à lui.
Maîtresse de vie, la
liturgie du Temps « Ordinaire » est une pédagogue extraordinaire.
Suivons-la.
08 juin 2021
À propos de la liturgie
La fête du Sacré Cœur
La
fête du Sacré Cœur, célébrée cette année le 11 juin, marque pour la communauté
du Moulin un anniversaire.
Il y
a 103 ans, Dom Vandeur, présidait la première eucharistie de la future
communauté du monastère Notre-Dame d’Ermeton-sur-Biert dont elle est issue.
La
célébration rassemblait les cinq premières candidates de la fondation, six
« aspirantes » et 22 amis laïcs. En avance sur son temps, elle se
déroulait « face au peuple » avec la participation d’une assemblée
vivante que Dom Vandeur familiarisait, jour après jour, avec le chant
liturgique et l’Ecriture Sainte. Parole de Dieu et Liturgie quotidienne
devaient ainsi constituer la source de la vie spirituelle de la jeune
communauté et le pilier de sa vie fraternelle.
Ces
intuitions, alors novatrices, se sont étendues à toute l’Église depuis Vatican
II. Néanmoins, on n’entrera jamais assez dans la familiarité de la Parole de
Dieu pour découvrir toujours mieux que « Dieu est Amour ». Chaque
année, au seuil de l’été, la fête du Sacré Cœur nous le rappelle.
« Pas de plus grand Amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »
22 mai 2021
À propos de la liturgie
Pentecôte sans fin ?
Le dimanche de la
Pentecôte commémore la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et clôture le
temps pascal. Mieux vaudrait dire qu’il « couronne » le temps de
Pâques.
Pâques des chrétiens,
comme jadis la Pâque juive, est un commencement, un événement de délivrance,
l’expérience d’une libération irréversible, destinée à s’étendre et se
prolonger tout au long de l’histoire du monde. L’Ascension de Jésus au Ciel,
elle, marque une fin. Survenue quarante jours après la résurrection, au terme
de la dernière apparition du Seigneur à ses disciples, elle clôture le temps de
sa présence visible sur terre. Mais Jésus lui-même l’a confié : « J’ai
encore beaucoup de choses à vous dire ... Quand viendra l’Esprit de
vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière ; il ne parlera pas
de lui-même..., c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part »
(Jn 16,12-14).
Dix jours plus tard,
cinquante jours après Pâques, la venue de l’Esprit Saint inaugure ce temps
nouveau, un temps de découverte où la rencontre avec Jésus ressuscité est
appelée à s’intérioriser en tout homme, pour y opérer sa libération.
Chacun selon son
histoire personnelle sera rejoint sur son chemin, à la mesure de son désir. La
Pentecôte ouvre ainsi les « derniers temps », le temps ordinaire de la
liturgie qui rejoint celui de l’Avent. L’Esprit Saint, en chacun de nous et
tout au long de sa vie, fait rayonner la lumière de Pâques. « Là où est
l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Co 3,17) ;
« c'est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés »
(Ga 5,1).
Est-il meilleur
souhait pour une Pentecôte sans fin ?
03 avril 2021
À propos de la liturgie
Ressusciter
La mort mène à la vie. Impossible d’épuiser la signification de ce paradoxe évangélique célébré à Pâques.
Toute
vie, au contraire, mène à la mort. Quelle vie ? La vie biologique,
certainement, car tout s’use. Et quelle mort ? Celle qui pose un point
final à la mesure du temps.
Mais
la mort qui arrache à soi pour ouvrir à l’autre ne connaît ni mesure ni usure.
Elle engendre et renouvelle à l’infini ceux qu’elle frappe. Une telle mort est
jumelle de l’Amour. Tout y conduit et tout s’y rassemble. Cette mort mène à la
Vie, la Vie de Dieu.
Pâques
en célèbre le triomphe.
Le
Christ l’incarne. Toute l’histoire culmine en Jésus de Nazareth. Ses paroles,
ses œuvres, son rejet, sa mort sont le prix d’une fécondité qui ne s’épuise
pas. Il vit. Ceux qui l’ont vu en témoignent et chaque élan d’amour prolonge
leur témoignage. « Tu aimeras... », il n’y a « pas d’autre
commandement ».
Résurrection :
triomphe de l’amour, en chacun et pour chacun.
Joyeuse fête de Pâques !


